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Des mesures doivent être prises pour créer un FBI européen
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15.10.2020

Des mesures doivent être prises pour créer un FBI européen

Les députés européens de Renew Europe ont organisé aujourd'hui un webinaire afin de débattre d'EUROPOL et des moyens pour renforcer les capacités de l'UE en matière de répression en présence des parties prenantes et des experts de haut niveau. Les intervenants d'EUROPOL, du Contrôleur européen de la protection des données, de la Commission européenne et des experts nationaux ont abordé la question de savoir comment les nouvelles menaces en constante évolution créent un besoin urgent d'un EUROPOL plus puissant, ainsi que la manière de renforcer réellement le mandat d'EUROPOL afin de lutter contre la grande criminalité organisée et le terrorisme au-delà les frontières. Regardez le webinaire ici

L'équipe LIBE de Renew Europe travaille sur un document de position contenant une série de suggestions politiques sur la future agence EUROPOL, et les réflexions reflétées dans le webinaire d'aujourd'hui seront prises en compte. Le groupe Renew Europe devrait adopter le document de position en novembre.

Depuis de nombreuses années, notre groupe réclame une proposition visant à renforcer les pouvoirs d'EUROPOL et à augmenter ses ressources et nous nous félicitons de l'intention de la Commission européenne de présenter, dans le courant de l'année, une proposition législative de règlement visant à renforcer son mandat.

Maite Pagazaurtundúa, députée européenne, vice-présidente de la commission des libertés civiles et co-organisatrice du webinaire, a résumé les discussions d'aujourd'hui :

"EUROPOL n'est pas une agence européenne comme les autres. EUROPOL a une valeur ajoutée en garantissant la sécurité intérieure des États membres ainsi que la sécurité de leurs citoyens. Nous devons être conscients de la valeur des réalisations de nos forces de police et EUROPOL et des choses qu’ils font bouger.

EUROPOL a besoin d'informations et les autorités nationales et les entités privées doivent coopérer de manière rapide et respectueuse pour fournir ces informations ; EUROPOL doit également disposer de ressources suffisantes pour que l'UE excelle dans l'innovation en matière de sécurité intérieure comme en matière de défense, et à cette fin, le renforcement du laboratoire d'innovation d'EUROPOL et la création de synergies avec le secteur privé sont essentiels ; il est également essentiel qu'EUROPOL et ses relations avec d'autres acteurs internationaux (Interpol, Ameripol, Afripol, Aseanpol ...) soient utilisées pour renforcer les capacités géostratégiques européennes".

Fabienne Keller, députée européenne, membre de la commission des libertés civiles et co-organisatrice du webinaire, a commenté :

"La sécurité est une condition préalable essentielle à nos sociétés démocratiques. Tous les citoyens doivent se sentir en sécurité et protégés dans l'Union et l'Europe doit faire davantage en matière de sécurité. C'est pourquoi nous demandons la création d'un FBI européen, non pas en tant qu'entité de police fédérale de l'UE, mais en tant qu'outil opérationnel pour une coopération plus forte et plus efficace entre les forces de police et les forces judiciaires nationales. En remédiant aux lacunes actuelles en matière de coordination, nous renforcerons notre capacité à arrêter les criminels transfrontaliers et à lutter contre le terrorisme".

Moritz Körner, député européen, membre de la commission des libertés civiles et co-organisateur du webinaire, a déclaré :

"Les criminels ne s'arrêtent pas aux frontières. La police ne devrait pas non plus. Nous avons besoin d'une véritable application de la loi européenne, qui puisse agir de sa propre initiative. Europol devrait avoir le droit de lancer des enquêtes et d'exécuter de manière proactive des activités répressives dans les États membres".

Morten Petersen, député européen, suppléant de la commission des libertés civiles et co-organisateur du webinaire, a également déclaré :

"L'échange d'informations entre les États membres devrait être obligatoire afin d'éviter que les États membres ne conservent des informations que d'autres États membres auraient pu utiliser dans leurs enquêtes. Actuellement, les États membres ne partagent les informations que sur une base volontaire, ce qui n'est certainement pas suffisant. Le caractère transnational des attentats de Paris en 2015 et de Bruxelles en 2016 souligne la nécessité de renforcer l'échange d'informations. Nous voyons trop d'exemples du contraire. Les terroristes de l'attentat de Paris en novembre 2015 ont d'abord été arrêtés à la frontière belge, mais comme les autorités françaises n'avaient pas accès à une pièce d'identité avec photo, ils ont été libérés. Nous devons améliorer l'échange d'informations à l'avenir. C'est la base pour éviter ces événements horribles et tragiques".

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Caroline Rhawi

Mob : +46 (0)73 912 70 77
Mots-clés :
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