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Convention d'Istanbul : Renew Europe aux côtés des femmes de Pologne
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27.07.2020

Convention d'Istanbul : Renew Europe aux côtés des femmes de Pologne

En réponse aux déclarations du ministre polonais de la justice et aux informations diffusées par les médias selon lesquelles le gouvernement polonais envisage de retirer la Pologne de la Convention d'Istanbul, le groupe Renew Europe condamne aujourd'hui toute initiative de ce type et exprime sa solidarité avec les femmes de Pologne. On attend de la Pologne qu'elle s'engage pleinement à respecter la Convention d'Istanbul. Se retirer de cette convention représenterait un nouveau et dangereux éloignement des valeurs et des droits fondamentaux de l'UE.

Renew Europe appelle également le Conseil à conclure d'urgence la ratification par l'UE de la Convention d'Istanbul - le premier instrument international à fixer des normes juridiquement contraignantes pour prévenir la violence fondée sur le sexe - et invite instamment la Commission européenne à aller de l'avant dans la mise en œuvre du plan d'action de l'UE pour lutter contre la violence domestique, proposé par Renew Europe à la suite de l'augmentation de la violence contre les femmes pendant la pandémie COVID19 dans toute l'Europe.

 

Dacian Cioloş, président de Renew Europe, a déclaré :

« Une clarification sans ambiguïté est nécessaire sur l'engagement de la Pologne non seulement à rester membre de la Convention d'Istanbul mais aussi à honorer ses obligations. Aujourd'hui, j'attends du Premier ministre polonais qu'il rappelle avec force à ses ministres qu'ils feraient mieux de consacrer leur énergie à la lutte contre la violence subie par les femmes, plutôt que de faire des déclarations irresponsables qui jouent avec la vie des victimes de la violence domestique.  Utiliser la lutte contre la Convention d'Istanbul comme un instrument pour tenter d'afficher des "valeurs" conservatrices est une démarche pitoyable et pathétique qui doit être fermement sanctionnée. Les femmes de Pologne méritent davantage de droits et une meilleure protection. »

 

Samira Rafaela, députée européenne, coordinatrice de Renew Europe au sein de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres du Parlement a poursuivi :

« L'effondrement de l'État de droit polonais dure depuis des années. L'intention de la Pologne de se retirer de la Convention d'Istanbul est inacceptable et montre clairement que nous ne pouvons jamais considérer les droits des femmes comme acquis.

La pandémie de Covid-19 a montré à quel point les femmes sont vulnérables à la violence domestique. Le retrait de la Convention d'Istanbul est un affront à toutes les femmes de Pologne, en particulier à celles qui ont souffert en ces temps difficiles.

Soyons clairs : l'État de droit et les droits individuels ne doivent pas être négociés. Si la Pologne décide de se retirer de la convention d'Istanbul, cela renforce le besoin déjà urgent de garantir que le financement provenant du fonds de relance Covid-19 et du CFP sera lié au plein respect de nos valeurs communes par un mécanisme de conditionnalité efficace ».

 

Sophie in 't Veld, députée européenne, coordinatrice de la commission des libertés civiles pour Renew Europe, a ajouté :

 « L'agenda du gouvernement polonais est clair : restaurer le patriarcat, supprimer les droits des femmes jour après jour. Renew Europe est résolument du côté des femmes polonaises et nous ne lâcherons pas prise.

L'Europe, c'est l'égalité et des droits pour tous. Les femmes doivent être protégées contre la violence dans toute l'Union européenne. Il est inacceptable que les États membres ne s'engagent pas dans la campagne contre la violence envers les femmes, en utilisant des excuses ridicules.

La Commission européenne et le Conseil doivent montrer leur vrai visage maintenant. Notre appel au Président Michel et à la Présidente von der Leyen est de garantir clairement que nous attendons de la Pologne, comme de tous les États membres, qu'elle s'engage pleinement à respecter la Convention d'Istanbul ».

Soraya Rodríguez Ramos députée européenne, initiatrice du récent plan d'action de Renew Europe afin de combattre la violence contre les femmes pendant la crise de Covid-19 et au-delà, a conclu :

« La Pologne fait marche arrière, elle ne va pas de l'avant. Le pays a signé la Convention d'Istanbul en 2015, mais le gouvernement s'en retirera, car "elle contient des éléments de nature idéologique", considérés comme "nuisibles".  Pour le gouvernement polonais, il est "nuisible" de parler de genre, pas de laisser des milliers de femmes sans protection contre la violence sexiste ».

Voir ces milliers de femmes manifester dans les rues de Varsovie est déchirant. L'UE ne peut pas seulement être alarmée par ce qui se passe. Nous devons agir, joindre nos voix aux leurs, défendre les droits des femmes, les droits de l'homme ».

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Petre Nicholas

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