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La liberté des médias en Hongrie : Il n'y a pas de vérité si personne n’en parle
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24.07.2020

La liberté des médias en Hongrie : Il n'y a pas de vérité si personne n’en parle

La semaine même où Viktor Orbán est rentré à Budapest en revendiquant le triomphe du sommet européen de cette semaine, le plus grand média indépendant du pays a été effectivement fermé, après que le rédacteur en chef d'index.hu ait été contraint de démissionner, sur fond d'accusations d'ingérence politique.

Renew Europe demande à la Commission européenne et au Conseil d’enfin se mobiliser et d'ouvrir une enquête sur la propriété et la concentration des médias, ainsi que sur l'état du pluralisme des médias en Hongrie. Nous demandons à la Commission européenne de donner suite au plan d'action en dix points de Renew Europe pour l'État de droit, qui prévoit un financement d'urgence afin de préserver un paysage médiatique pluraliste.

Nous appelons le Parti populaire européen à cesser de protéger le Premier ministre Viktor Orbán. Nous répétons que Renew Europe ne soutiendra le futur budget européen que s'il contient des garanties solides pour que les fonds européens soient subordonnés à un mécanisme efficace et impartial pour garantir le respect de l'État de droit.

Dacian Cioloş, président de Renew Europe, a déclaré :

"La semaine même où Viktor Orbán est rentré à Budapest en déclarant que les dirigeants européens avaient promis d'abandonner les procédures de l'article 7 contre son gouvernement, le rédacteur en chef du plus grand média libre subsistant, index.hu, a été licencié sur fond de rumeurs d'ingérence politique.

Il n'y a pas de vérité s’il n’y a personne de libre pour en parler. Ce fut un triste adieu à l'un des principaux organes de presse indépendants de Hongrie. La liberté de la presse est en train de s'étioler en Hongrie sous la direction de Viktor Orbán. C'est pourquoi la lutte pour l'État de droit et la démocratie en Europe est existentielle.

Le Conseil européen et la Commission doivent prendre des mesures, en commençant par une enquête sur la propriété et la concentration des médias et sur l'état du pluralisme des médias en Hongrie. La Commission doit garantir le suivi du plan d'action en dix points de Renew Europe pour l'État de droit, qui prévoit un financement d'urgence afin de préserver un paysage médiatique pluraliste.

Au lieu de protéger Orban, le PPE devrait enfin cesser de légitimer son illibéralisme et agir. Cela montre à nouveau pourquoi il ne peut y avoir de CFP approuvé par le Parlement européen sans un mécanisme efficace de l'État de droit".

Katalin Cseh, députée européenne de Renew Europe pour le mouvement hongrois Momentum, a déclaré :

"Face à cette attaque brutale, l'intégrité et la bravoure dont a fait preuve le personnel d'Index sont remarquables : presque tous ont démissionné en signe de protestation. Le mouvement Momentum a organisé une manifestation où des milliers de personnes ont réaffirmé : cette attaque violente du gouvernement hongrois ne restera pas sans réponse. Aux côtés de nos alliés européens, nous travaillerons sans relâche afin de restaurer la liberté des médias et les responsables devront répondre de leurs actes."

Sophie in 't Veld, eurodéputée coordinatrice de Renew Europe au sein de la commission des libertés civiles du Parlement européen a conclu :

"Nous exprimons notre pleine solidarité envers le personnel d'Index.hu. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les soutenir et protéger le pluralisme des médias. Le Parlement européen doit bientôt se prononcer sur le paquet financier de l'UE pour les sept prochaines années. Nous veillerons à ce que des fonds soient disponibles pour les PME, les autorités locales ou la société civile en Hongrie. Mais pour moi, il est clair que nous ne pouvons pas et ne voulons pas consentir à un paquet qui permettrait à l'argent des contribuables européens d'être utilisé par Orbán pour construire son empire autocratique.

Le Conseil a esquivé la question pendant dix ans. La Commission a été timide et passive. L'époque où "nous surveillons de près" est révolue. Nous devons agir avant qu'il ne soit trop tard. Il s'agit d'un problème politique, qui ne peut être résolu par une approche technocratique. Le Conseil et la Commission doivent enfin prendre position et s'exprimer.

Le PPE est complice. Ils ont protégé Orbán et lui ont permis de démolir la démocratie. Le PPE, au sein des institutions européennes, a fait en sorte qu'il ne soit pas dérangé. Leurs paroles sur les valeurs sonnent désormais creuses."

 

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